Le marché des obligations prend le contrôle
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En août, tous les scénarios de marché ont dû être examinés sous un même
angle : le coût de l’argent. Les solides bénéfices et la résilience de l’activité se sont heurtés à quatre préoccupations liées : la dépendance au cycle des dépenses en immobilisations liées à l’IA, le risque d’inflation attribuable à l’énergie, la reprise du conflit commercial entre le Canada et les États-Unis et la hausse du coût du financement d’importants déficits gouvernementaux. Le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (la Fed), Kevin Warsh, a accentué ces préoccupations à Jackson Hole
le 28 août. Il n’a donné aucune indication sur l’orientation des taux, a présenté la vigueur des prix des produits de base comme un risque de hausse de l’inflation à surveiller et s’est montré réticent à fournir des indications prospectives. Les marchés ont donc dû intégrer à leurs cours un maintien des taux assorti d’une politique monétaire toujours ferme, alors que le taux de rendement des obligations du Trésor à 30 ans frôlait un sommet de deux décennies. Pour les investisseurs canadiens, cette conjoncture a été relativement favorable. Le marché intérieur s’appuie sur les services financiers, l’énergie et les matériaux. Toutefois, le Canada n’est pas à l’abri : un affaiblissement du rôle moteur des titres technologiques américains, une hausse des taux obligataires mondiaux ou un regain des tensions commerciales s’y répercutent rapidement.