Choisir les bons partenaires de gestion de placements peut vous aider à faire des recommandations en toute confiance, même en période d’imprévisibilité.
Lorsque les marchés sont volatils, comme ils l’ont été en 2025, les investisseuses et investisseurs réagissent souvent de deux façons, affirme Judith Chan, vice-présidente et chef, Portefeuilles multiactifs à Placements NEI. Pour certains, le premier réflexe est de vendre leurs actifs et de se mettre à l’abri jusqu’à ce que les rendements se stabilisent et suivent des tendances plus prévisibles. D’autres préfèrent redoubler d’audace et surfer sur la vague aussi longtemps qu’elle dure, parfois au risque de mettre en péril leur épargne à long terme.
La bonne approche se situe souvent quelque part entre les deux. Au cours des prochains mois, lorsque les conseillères et conseillers communiqueront avec des clientes ou clients inquiets, l’un des meilleurs moyens de les convaincre d’investir en vue d’atteindre leurs objectifs financiers pourrait consister à mettre l’accent sur l’importance de s’associer à des gestionnaires de placements spécialisés triés sur le volet.
Mme Chan chapeaute la conception, la construction et la supervision des portefeuilles multigestionnaires et multiactifs de NEI. Son travail consiste donc principalement à établir des partenariats avec des sous-conseillers sélectionnés pour leur excellence dans des mandats particuliers. Le processus d’optimisation de portefeuille à plusieurs niveaux qu’elle supervise établit des hypothèses à long terme pour les marchés financiers à l’échelle des catégories d’actif, puis détermine comment déployer de façon optimale les sous-conseillers pour tirer parti des rendements du marché.
« C’est comme en cuisine, explique-t-elle. Il faut comprendre les caractéristiques de nos gestionnaires [sous-conseillers] pour savoir comment composer le plat. En fin de compte, tout repose sur la qualité des ingrédients. »
La brochette de sous-conseillers soigneusement sélectionnés de NEI offre une grande latitude pour optimiser certaines qualités, notamment les préférences factorielles, afin de les aligner sur l’approche descendante de la société à l’égard des marchés. En général, les portefeuilles sont optimisés à moyen et à long terme en ajustant les répartitions pour qu’elles conviennent le mieux au contexte de marché actuel et à l’étape du cycle économique.
Selon Mme Chan, dans le contexte actuel, il est important d’éviter la tentation d’extrapoler de schémas qui ont fonctionné au cours des dernières décennies. Nous devons plutôt nous adapter à l’évolution de l’ordre mondial et examiner les marchés et certains placements sous un angle entièrement nouveau.
Composer avec la volatilité et la concentration des marchés
L’un des défis à relever pour trouver le bon positionnement pour 2026 est le rendement inégal récent du marché. Par exemple, Mme Chan souligne que les rendements ont été concentrés dans l’or au Canada, dans les services financiers en Europe et dans les Sept magnifiques aux États-Unis. Par ailleurs, les caractéristiques du marché divergent de celles de l’économie, et il est difficile de savoir si ce fossé va se réduire ou s’élargir.
« Nous avons enregistré des rendements extraordinaires au cours des dernières années, affirme Mme Chan. Ce n’est peut-être pas soutenable à l’avenir, mais nous entrevoyons toujours des facteurs favorables à court terme. Les bénéfices demeurent solides et l’économie se porte toujours bien. »
Elle ajoute : « Nous voulons nous assurer de poursuivre sur notre lancée. En parallèle, nous voulons nous assurer que nous diversifions nos placements dans les segments où il est nécessaire de le faire, afin de ne pas être trop exposés à des secteurs, des régions, des titres particuliers ou des préférences factorielles. »
Il est important de rechercher des segments du marché où les valorisations ne sont pas aussi élevées, comme les actions à petite et à moyenne capitalisation, selon Mme Chan, et l’or demeure également une importante source de diversification malgré sa remontée. Dans l’ensemble, les portefeuilles NEI ont étoffé des mandats présentant des corrélations relativement faibles avec le reste du marché.
Le Fonds d’obligations mondiales à rendement global NEI, présenté en détail ici, a fortement contribué au rendement du portefeuille au cours de l’année écoulée tout en réduisant sa volatilité globale. Son orientation mondiale et sa capacité à trouver des occasions au moyen de la sélection des titres de créance, du positionnement en matière de duration et des opérations sur devises ont ajouté une valeur considérable dans un contexte de turbulences des taux de rendement des titres à revenu fixe et de l’inflation. Le Fonds indiciel canadien amélioré ESG NEI, une stratégie à gestion passive avec une superposition ESG qui ajuste les pondérations en fonction de l’évaluation des facteurs ESG par l’équipe NEI, a également contribué au rendement. Son exposition générale au segment des actions canadiennes a permis d’obtenir des rendements de manière objective et efficace.
Faire la part des choses parmi les manchettes
« Certaines manchettes font plus de peur que de mal, mais d’autres sont réellement importantes. Il faut savoir faire la distinction », souligne Mme Chan.
Dans un contexte de transformation des conditions du marché, notamment la redéfinition des routes commerciales mondiales, son équipe surveille de près l’inflation (qui pourrait receler des occasions en cas de baisse inattendue), les investissements dans l’IA dans le cadre d’un programme pluriannuel (qui fera des gagnants et des perdants) et la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (dont le cadre juridique sera beaucoup plus important que l’issue des réunions des chefs d’État).
« Une autre raison d’être optimiste, poursuit-elle, est la résilience continue des bénéfices des 493 sociétés américaines à grande capitalisation autres que les Sept magnifiques qui composent l’indice S&P 500. L’élan de ces sociétés demeure vigoureux, même si les taux de croissance des sept plus importantes redescendent à des niveaux plus durables. Cette situation continuera de soutenir l’indice, mais les valorisations sont déjà très élevées et les aubaines sont rares. Il pourrait aussi y avoir un risque. »
En 2026, comme toujours, Mme Chan estime que les conseillères et conseillers auront une occasion importante, celle de prendre l’initiative de communiquer avec leur clientèle pour mettre les manchettes en perspective, tout en s’appuyant sur l’expertise de partenaires exceptionnels en gestion de placements.
« C’est dans ces moments-là que l’on distingue un bon service-conseil d’un excellent service-conseil », conclut-elle.