Le point sur les initiatives de gestion des risques hydriques, les évaluations de la chaîne d’approvisionnement et les progrès réalisés dans la définition des objectifs .
Nous avons rencontré Sony pour la deuxième fois dans le cadre de notre engagement collaboratif au moyen de la Valuing Water Finance Initiative de Ceres. Ceres est un important organisme sans but lucratif constitué d’investisseurs, de sociétés et d’autres groupes sans but lucratif. NEI est le responsable de l’engagement. Notre première rencontre, qui a eu lieu à la fin de 2023, visait à jeter les bases, à comprendre où en est Sony et à établir des liens en vue d’une initiative d’engagement globale productive. Nous approfondissons maintenant les pratiques de la société en matière de gestion des risques liés à l’eau et nous l’encourageons à prendre des mesures supplémentaires pour améliorer son rendement à cet égard et à publier davantage d’information.
L’eau est un intrant important et essentiel dans les activités de fabrication de semi-conducteurs de Sony, un segment en croissance de ses activités. Nous voulons voir des preuves que Sony dispose d’un plan stratégique pour gérer efficacement la croissance de ses activités en plus des risques liés à l’eau, qui ne devraient augmenter que proportionnellement à l’expansion de ses activités.
L’intensité hydrique de Sony a augmenté en raison de l’expansion rapide de ses activités liées aux semi-conducteurs, dont les ventes annuelles ont augmenté dans les deux chiffres depuis 2021, y compris de 30 % en 2022, en raison de la demande pour les capteurs d’images et les technologies de caméra de pointe de la société. Cette forte demande a conduit Sony à se lancer dans une expansion énergique. En règle générale, l’augmentation de la capacité de fabrication de semi-conducteurs entraîne une augmentation graduelle de la consommation d’eau, car de nouveaux outils et de nouvelles installations de nettoyage sont mis en service en même temps, ce qui nécessite un niveau d’eau plus élevé avant même que la pleine production puisse être réalisée. Sony l’a reconnu dans son enquête sur l’eau de CDP et dans son plus récent rapport sur le développement durable, elle a indiqué qu’en investissant dans des installations de recyclage de l’eau et en accélérant la production de semi-conducteurs complets, elle s’attend à ce que la tendance de l’intensité de l’eau diminue au fil du temps.
Nous avons l’intention de suivre les progrès de Sony dans ce domaine. Nous voulons savoir comment la société surveille les résultats, quelles sont les économies de coûts et comment les risques sont réduits. Nous avons encouragé Sony à communiquer publiquement ses réussites et ses apprentissages, peut-être sous forme d’études de cas dans un rapport ou sur son site Web, afin que les investisseurs, les pairs et les autres parties prenantes intéressées puissent avoir un aperçu de leur travail.
Nous avons également discuté de la gestion du risque opérationnel et de la gestion du risque de la chaîne d’approvisionnement. Sony procède à l’évaluation des risques liés à la chaîne d’approvisionnement qu’elle nous a décrite lors de sa première rencontre, et nous l’avons exhortée à accorder la priorité aux stratégies d’atténuation des risques pour les fournisseurs dans les emplacements à risque élevé. Nous nous attendons à ce que le risque lié à l’eau dans la chaîne d’approvisionnement soit plus important que les risques présents dans les activités directes de la société.
Sony est en train d’établir ses cibles de « gestion verte » pour 2030 en ce qui a trait à l’eau, aux émissions et aux déchets, et leur publication est prévue à l’automne. Nous avons encouragé la société à concevoir des cibles qui sont significatives et liées à des résultats concrets.
Étapes suivantes : nous suivrons les progrès réalisés par Sony dans la finalisation de ses objectifs 2030 en matière d’eau et attendons avec intérêt les résultats de son évaluation des risques liés à la chaîne d’approvisionnement ainsi que les améliorations apportées à la publication d’information.