La gouvernance avant tout

L'enjeu

Nous sommes persuadés que notre théorie des parties prenantes permet de concilier de façon plus avantageuse des intérêts divergents dans les sociétés ouvertes modernes, en créant de la valeur non seulement pour les actionnaires, mais également pour les détenteurs d'obligations, les employés, les clients, les collectivités et la population en général. Cependant la confiance du public dans les entreprises a été entamée par les nombreux problèmes de pratiques commerciales non éthiques, donnant l'impression de chercher continuellement à dégager des profits à court terme au détriment de l'environnement et de la société. Les stratagèmes fiscaux des multinationales font désormais peser sur les particuliers et les petites entreprises la responsabilité de financer les services publics essentiels à l'économie. Ces pratiques sont devenues la cible des scandales publics, au même titre que les rémunérations excessives versées aux dirigeants. En attendant, les femmes et les minorités demeurent sous représentées dans les conseils d'administration des sociétés et très peu d'administrateurs possèdent une réelle expertise dans les problèmes de développement durable.

Perspectives ESG

Dans la plupart des cas, les difficultés des sociétés traduisent le non-respect des pratiques de base de bonne gouvernance et le refus d'écouter les préoccupations des investisseurs responsables, ainsi qu'une préoccupation excessive du rendement à court terme au détriment des autres aspects à considérer. Les coûts et les sanctions réglementaires découlant de l'absence de contrôle et de gestion des risques ESG émergents peuvent être dévastateurs. Les approches fiscales à haut risque peuvent interférer avec la stratégie commerciale et compromettre la réputation des sociétés. La réussite financière et en matière de développement durable des sociétés dépend grandement de la diversité au sein du conseil d'administration. Les rémunérations excessives et les grandes inégalités de salaires ne sont aucunement corrélées à des performances supérieures et contribuent au contraire au risque systémique de l'économie.

Notre réponse

Nous instaurons des dialogues avec les sociétés sur :

  • Le développement d'une culture de l'éthique basée sur la théorie des parties prenantes de la société;

  • L'amélioration de l'efficacité du conseil d'administration, notamment en termes de diversité (représentation des femmes et des minorités) et de perspective (expertise dans les problèmes environnementaux, sociaux et de gouvernance);

  • La supervision et la gestion des risques non financiers critiques, notamment la lutte contre la corruption et la cybersécurité;

  • Une politique, des pratiques et une transparence fiscales responsables;

  • La lutte contre les rémunérations excessives ou inégales et le lien entre la rémunération et les données stratégiques financières, environnementales et sociales de valeur à long terme.

Nous appliquons ces principes établis dans notre politique de vote par procuration en fournissant également des commentaires justifiant nos décisions de vote.

Nous agissons auprès des autorités de réglementation et des organismes dont dépendent les normes pour rehausser les pratiques de gouvernance et de divulgation ainsi que pour promouvoir la perspective des parties prenantes au sujet du rôle des sociétés et des obligations des administrateurs.